Lundi 8 Mars
Le Nigeria a vécu un déchaînement de violence cette fin de semaine. Plus de 500 villageois chrétiens ont été massacrés dans des attaques menées par des éleveurs musulmans, selon les autorités.
Les attaques ont eu lieu dans trois villages au sud de Jos, capitale de l'État du Plateau, où les violences ethniques et religieuses sont récurrentes.Les victimes, dont de nombreuses femmes et des enfants, ont été décimées à la machette et brûlées, selon les témoins.Toutes les forces de sécurité du Plateau et des États voisins ont été mises en alerte maximum dimanche soir sur ordre du président par intérim Goodluck Jonathan.
Selon le responsable de la communication de l'État du Plateau, Dan Majang, 95 personnes ont été arrêtées après l'attaque.Un témoin cité par l'AFP a indiqué que le massacre avait duré trois heures durant lesquelles aucun policier n'est intervenu. « Apparemment c'était bien coordonné, les assaillants ont lancé les attaques simultanément [...] De nombreuses maisons ont été brûlées », a raconté Shamaki Gad Peter, responsable d'une organisation de défense des droits de l'homme à Jos.
Selon des habitants cités par le quotidien nigérian The Guardian, des centaines de corps gisaient dans les rues dimanche, après l'attaque.D'autres témoins, cités par le journal The Nation, ont raconté que les assaillants étaient entre 300 et 500.
Les autorités affirment que l'attaque a été perpétrée par des éleveurs de l'ethnie fulani, majoritairement musulmane, contre des Berom, une ethnie sédentaire majoritairement chrétienne.Dans un communiqué publié dimanche, le Forum des chrétiens de l'État du Plateau a accusé l'armée nigériane d'être restée passive lors de l'attaque.
Représailles
Selon Shehu Sani, un militant des droits de l'homme à Jos, ce massacre a été commis en représailles aux violences interreligieuses survenues en janvier à Jos et dans sa région, où plus de 300 personnes, essentiellement des musulmans, avaient été tuées par des chrétiens. Mgr John Onaiyekan, archevêque d'Abuja, a déclaré qu'« on ne se tue pas à cause de la religion, mais pour des revendications sociales, économiques, tribales, culturelles ». « Il s'agit du conflit classique entre bergers et agriculteurs, mais les Fulani (les assaillants) sont tous musulmans et les Beroms (les victimes) sont tous chrétiens. », a-t-il relevé.
Le Forum des chrétiens de l'État du Plateau a de son côté accusé l'armée nigériane d'être restée passive.
« Nous n'avons plus confiance dans les forces armées nigérianes chargées de la sécurité de l'État du Plateau, en raison de leur attitude partiale envers les chrétiens », a déclaré cette organisation dans un communiqué.
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Désolé mais ce qui est grave ce sont les gens qui se font tués ..
TOUT CE QUI EST DANS CE CITE EST DU RAAASSSIISSMMMEEE
PLUTOT Cest le contraire du titre, vous etes grave!!!!!!!!